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Qu’est ce que Bilderberg?

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Qu’est ce que Bilderberg?

Message par SoonL le Dim 02 Mar 2014, 16:28

Qu’est ce que Bilderberg?

Le groupe Bilderberg tient son nom de l’hôtel Hollandais où le groupe se rencontra pour la première fois en 1954, pendant la jeune période de son origine. L’élite se rencontre régulièrement, vraisemblablement 1 fois par an, à différents endroits du monde, toujours dans le secret absolu (les membres vous diront que ce n’est pas secret mais privé, encore un ramassis de mensonge de leur part…), toujours dans un hôtel contrôlé par les Rockefeller et les Rothschild, et à une période ils ne se rencontraient seulement que dans des hôtels 5 étoiles. La famille Rothschild est la famille leader des forces Européennes au sein du Bilderberg Group, partageant son pouvoir avec la famille Rockefeller basée aux USA.

Le groupe Bilderberg compte environ 120 membres provenant de l’élite des Etats-Unis, de l’Europe de L’Ouest et des pays de l’OTAN.

Les représentants de l’Union Soviétique et du bloc de l’Est font partis des récents meetings. Cependant, Le groupe mondialiste maintient une extrême discrétion et ne publie jamais de rapports ou d’études pour le grand public, du moins sous son égide officiel.

Les participants de Bilderberg et plusieurs journaux ont refusé d’admettre l’existence du groupe pendant des années jusqu’au jour où ils ont été forcés de faire jaillir une étincelle dans les médias publiques.

Les Secrets de Bilderberg
Un monde Altruiste ou la cabale la plus pernicieuse du 21ème siècles
Bilderberg Group, son nom en anglais, appelé ainsi à cause de leur premier rendez-vous en Mai 1954 dans l’hôtel Bilderberg, pas loin de Arnhem en Hollande, et, selon le « Christian Jeremiah Project » basé aux USA:

« Astucieux et calculateurs, leurs cœurs sont remplis de convoitise de pouvoir, et sont consumés par le désir de l’argent. Riches et aristocratiques, ils méprisent les chrétiens et ils exècrent la classe de travail la plus humble. Ils contrôlent la presse du monde et virtuellement toutes les banques et les institutions financières. Ils protègent et choisissent qui seront les leaders Américains et même ceux qui vont diriger le parti Démocratique et Républicain »

« Orgueilleusement, ils complotent la corruption afin de s’emparer des constitutions des gouvernements partout dans le monde. Leur but est d’avoir un gouvernement mondial, exclusivement dirigé par les marionnettes qu’ils auront choisis »

D’un autre côté pour certains, un gouvernement mondial pourrait être une meilleure alternative aux désaccords des nationalistes et du fondamentalisme religieux, qui a été difficile pour la planète durant le dernier millénaire. Une chose est sur; Les Bilderbergers représentent la fondation la plus puissante et la plus richissime de toutes les nations de l’Ouest. Cela inclus la royauté, des exécutifs de corporations multinationales, des chefs d’états, des ex-militaires top niveau et autres élites. Leur rendez-vous, qui a lieu à différents endroits chaque année, n’est pas annoncé, leurs paroles ne sont pas rapportées et leurs décisions ne sont pas enregistrées. Cela ressemble à la mère de toutes les conspirations et cela a été comme cela pendant une longue période.

La grande conspiration nous vient tout droit du 18ème siècles, quand Adam Weishaupt, qui admira beaucoup les études de Platon, forma une société secrète appelée les Illuminatis de Bavière généralement basée sur les principes de la franc-maçonnerie. Ils se disent détenteurs d’un savoir supérieur et d’avoir un accès aux vérités du monde. Cela a été utilisé pour élever la race humaine dans une fraternité, au-delà des conflits fratricides.

John Ruskin, anglais et connu en tant que critique social et philosophe, a fait revivre ces idéaux dans les années 1870 à travers ses études et écritures à Oxford. Il voulait motiver la classe supérieure d’utiliser son éducation, reproduction et argent pour civiliser le monde.



Cecil Rhodes a fondé la Rhodésie (Rhodesia) qui est aujourd’hui le Zimbabwe (1980) et qui fut un millionnaire en Afrique du Sud dans le commerce de diamants, et qui fut un disciple dévoué de Ruskin, a utilisé sa fortune pour faire la promotion de ce grand plan de fédérations où les habitants parleront internationalement l’anglais et le tout sous un contrôle impérial bénin.



A cette fin, Rhodes et d’autres acolytes de Ruskin, formèrent une société secrète connu en tant que The Round Table Group (Le Groupe de la Table Ronde) en 1881. Ce groupe d’académiciens, de rêveurs et d’aristocrates fut capable d’avoir accès à la fortune de Rhodes après sa mort en 1902. Sous la tutelle de Lord Milner, un autre impérialiste numéro 1, ils cherchèrent à répandre et à réaliser les ambitions que Rhodes qui viennent de Ruskin.


John Ruskin, avec Cecil Rhodes, formèrent une société secrète en 1881 connue en tant que le Groupe de la Table Ronde

Milner était gouverneur général d’Afrique du Sud entre 1897 et 1905 et utilisa ces contacts pour recruter un groupe de jeunes hommes, provenant principalement de l’élite intellectuelle d’Oxford et de Cambridge pour l’assister dans la réalisation de ses rêves. Ces hommes furent capables de gagner des postes importants dans le gouvernement et la finance internationale et devinrent l’influence dominante de la Grande-Bretagne impériale et des affaires étrangères jusqu’à la seconde guerre mondiale. Ils furent connus en tant que « Milner’s Kindergarten », et organisèrent en 1910 un rassemblement confidentiel exclusivement connu en tant que The Round Table Groups, uniquement dans la langue de Shakespeare entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Après la tourmente de la première guerre mondiale et le triomphe de l’ouest anglo-saxon, ce fut au Majestic Hotel à Paris durant la conférence pour la paix, que le Round Table Groups enleva son masque de secret et fut officiellement connu en tant que le US Council on Foreign Relations et le UK Royal Institute for International Affairs.

Cette évolution, dans l’opinion du Liberty Lobby, un autre groupe chrétien ultra conservateur, basé à Washington DC, est le début de ce qu’ils appellent une conspiration juive-communiste pour contrôler le monde par la voie d’un « Nouvel Ordre Mondial » dont le but éventuel est un gouvernement mondial – une sorte de mariage apocalyptique entre le Manifeste du Parti communiste (Communist Manifesto, en anglais) et le faux Protocole des Sages de Sion, (un plan judaïque prévoyant de dominer la race humaine). Les membres du groupe Bilderberg, d’après le Liberty Lobby, seraient les descendants de « Marxistes Sataniques » Illuminatis, le groupe de la Table Ronde et une des deux subséquentes organisations des affaires étrangères.

La ‘Bible’ des théoriciens de conspirations est un livre écrit en 1966 appelé « Espoir et Tragédie », écrit par Dr. Carrol Quigley, un professeur distingué de l’université de par ses services à l’étranger, à Georgetown. A l’intérieur, il détailla comment avant 1914, l’économie et la bourse d’aujourd’hui ont été influencé, par le complexe financier et celui des relations commerciales, principalement entre les britanniques et les américains. Quigley utilisa son livre comme le texte de ses cours sur la civilisation de l’ouest à l’université.

Le livre est devenu très difficile à localiser. Quigley eut quelques problèmes à le publier; les plaques originales disparurent et les autorités bancaires et plus hautes dans la pyramide nous ont fait part de leurs mécontentements sur ce que son contenu révèle. C’est les raisons pour lesquelles que « Tragedy and Hope » devint le saint graal des théoriciens de conspirations. Pourtant cela irrita Quigley, criant ces révélations dénonçant que c’est le genre de livre que n’importe quel chercheur assidu pourrait produire.

Le meeting Bilderberg est l’idée originale du remarquable Polonais Dr. Joseph Retinger. D’après le Prince Bernhard d’Hollande, il était un homme avec un caractère extraordinaire qui se déroba à travers 50 ans d’histoire européenne ayant des relations proches avec des premiers ministres, des syndicats de salariés, des magnats de l’industrie, artistes, intellectuels et des révolutionnaires. Son carnet d’adresse fut rempli de personnes intimes et de confidents, qui se lit comme un « Qui est Qui » des gens internationaux qui remuent et font bouger le monde. Il est né en 1888, d’une famille de parents bourgeois à Cracovie avant la première guerre mondiale. Il est allé à La Sorbonne à Paris pour compléter son éducation et fit rapidement parti des cercles critiques littéraires et artistiques. Il était un Polonais féroce et patriote, et cela l’a rendu très impopulaire auprès des Allemands et des Autrichiens, qui durant la première guerre mondiale ont mi sa tête à prix.

Ses machinations au nom du peuple Polonais ont fait qu’il a été banni de Londres et été envoyé en prison aux USA (il transportait un passeport ennemi). Ses expériences ont affutées ses qualités de l’intrigue et de la diplomatie. Il retourna en Angleterre après la guerre et trouva une entrée dans les cercles politiques qui comptaient Herbert Asquith et Lord Balfour en tant que membres.



Il travailla à Londres en tant que secrétaire pour le célèbre romancier et nationaliste Polonais, Joseph Conrad. Bien que Retinger fut atteint de la polio, il ne laissa jamais sa maladie interférer avec sa vie incroyablement active.

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, il devint une aide pour la Pologne « libre », le général Sikorski, et malgré son handicap douloureux il se parachuta en Pologne pour prendre contact avec l’armée du pays pour arranger le transfert de plusieurs millions de dollars. Quand l’armée rouge se positionna dans le Centre et l’Est de la Pologne, elle devint alors un bastion du Stalinisme, Retinger dévoua le reste de sa vie dans l’unification de l’Ouest contre l’hégémonie Marxiste. Il agissait comme un sorte d’Éminence grise, un Talleyrand sans portfolio (collections de travaux dans le but de les présenter à des futurs clients, c’est un mot beaucoup utilisé dans la langue anglaise). Le Cardinal Richelieu aurait été impressionné.

Étant un réaliste, il savait que l’Europe de L’Ouest, dévastée par la guerre ne pouvait pas se retrouver seule face à la montée du communisme et aussi à la montée de l’anti-américanisme, dans toutes les classes sociales. Cette peur, d’origine illogique, d’Oncle Sam, menaça les défenses de l’Ouest contre le pouvoir d’invasion de l’Est. Retinger arrangea un plan pour la présente situation, mais il avait besoin d’alliés puissants pour le mettre en œuvre. Convaincu du besoin de renforcer les liens entre les USA et l’Europe de l’ouest, il approcha un grand nombre de contacts, politiciens, hommes d’affaires, ex-militaires qui étaient intéressés de cimenter la coopération de l’Atlantique.

Ils demandèrent Bernhard zur Lippe Biesterfeld, Prince d’Hollande, d’agir en tant que directeur désigné, car ils ont bien pensé que ce serait difficile de trouver une politicien non sali dans un partenariat et qui pourrait recevoir l’aide de politiciens peu importe de quel parti ils sont, sans peur ou faveur (Il fut silencieusement oublié que l’aristocrate né-Allemand, Bernhard fut un membre honorifique des SS durant les années 30).

Ainsi la couche de ciment du mouvement Atlantique fut améliorée, déjà fondée par le plan Marshall, l’OTAN et le mouvement Européen qui est aujourd’hui l’Union Européenne. Les deux sont les « enfants » de Joseph Retinger. Il a été nommé un ‘vrai homme de renaissance‘, ‘un jésuite machiavélique‘ et avoir une ‘Brillance pour l’intrigue‘. Malgré que son nom soit virtuellement inconnu dans le monde d’aujourd’hui, son influence a été immense – que ce soit bien ou mal, cela dépend de vôtre point de vue. Jusqu’à sa mort en 1960, Retinger a dévoué sa vie à consolider l’Ouest contre « la menace de l’Est ». Il aurait été ravi de l’effondrement du communisme, l’entrée de la Pologne dans l’OTAN et dans l’Union Européenne.

Vers la fin de Mai 1954 à un petit hôtel d’Oosterbeek dans la région de la forêt très boisée d’Arnhem, les plus puissants hommes principalement de la région Ouest de l’Europe se sont rassemblés. Il n’y eu absolument aucune publicité. Le personnel de sécurité entourait l’hôtel et les journalistes. Les participants ont juré de ne rien révéler et ont eu leur statut officiel retiré temporairement, pendant les 3 jours de discussion ils ne sont que de simples citoyens respectifs à leurs pays d’origine. Tous les participants pouvaient dire ce qu’ils aimaient sans peur ni répercussion. Ce rendez-vous et tous les autres ont eu des effets énormes dans l’histoire de l’après guerre.

Prince Bernhard fut directeur pendant 22 ans du rendez-vous Bilderberg, jusqu’à ce qu’il eut été obligé de démissionner à cause du scandale de corruption impliquant Lockheed. Puis ensuite le Premier Ministre Britannique Lord Home prit le contrôle, et ensuite c’est au tour de son allié politique Lord Carrington. Tous les ans, le directeur de consultation compile une liste d’invitations. Les individus sont choisis en fonction de leur savoir et de leur importance sur la scène internationale. Pour assurer une discussion compréhensive complète, la liste inclue des invités dans toutes les gammes de points de vue politiques et économiques.

Parmi les 100 participants, ou plus, un tiers proviennent approximativement des gouvernements et de la politique et le reste provient d’une grande variété de domaines tels que la finance, le journalisme, les académies et la labeur. Ils assistent en tant que civils et non en ayant leurs capacités officielles. Depuis le début, les participants des conférences proviennent incroyablement de l’Amérique et de l’Europe et les deux langues pour débattre sont le Français et l’Anglais. La signification de ce rassemblement ne peut pas être sous-estimée. Les participants auraient été étiquetés en tant que membres « Dirigeants de la classe » en Europe ou aux USA – Les hommes les plus puissants, dans les corridors du pouvoir des démocraties de l’Ouest.

Le rendez-vous a lieu à un endroit différent chaque année, en alternant l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest. Officiellement, la discussion de chaque meeting est centrée sur des « sujets concernant les relations avec les peuples étrangers, l’économie mondiales et autres problèmes contemporains ». Afin d’assurer une liberté de parler et une franchise d’expression, les rassemblements sont confidentiels. Aucunes décisions ne sont proposées, aucun vote n’est fait, et aucune déclaration politiques n’est délivrée après le rendez-vous.

C’est la coutume de Bilderberg de réserver un hôtel pendant un weekend ou plus, avec la totalité du bâtiment dépeuplé de tous ses autres invités, peu importe ce qu’ils pensent et leurs statuts. Deux jours avant le rendez-vous, le personnel bouge à travers le lieu de rendez-vous avec un peigne fin pour être sur qu’il y aura confidentialité et sécurité pour les congressistes. Tout le personnel et les domestiques sont absolument examinés et ceux qui sont suspectés sont mis de côté durant tout le long du séjour. Pour les personnes provenant de l’extérieur, cela peut ressembler à une opération cape et d’épée.

Les meetings ne sont jamais sourds et pas tout le temps avec un consensus. Les étincelles fusent régulièrement. A St. Simons en 1957 les français, britanniques et américains explosèrent sur le sujet de Suez. A un autre ce furent les chinois avec les iles Quemoy et Matsu (article sur First Taiwan Strait Crisis, en anglais). Les Européens pouvaient comprendre l’attitude des Américains sur la défense de Taïwan. D’autres problèmes de controverses ont été les attitudes britanniques et américaines envers l’unification de l’Europe, et la politique envers Cuba.

source : http://www.nouvelordremondial.cc/group-bilderberg/
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Re: Qu’est ce que Bilderberg?

Message par SoonL le Dim 02 Mar 2014, 16:31

Ces puissants et mystérieux messieurs du cercle Bilderberg
François Fillon, invité jeudi soir sur France 2, se rend vendredi à la conférence de ce club très fermé, qui se réunit jusqu’à dimanche près de Londres.


L’hôtel Suvretta, à Saint-Moritz, en Suisse, où s’est réuni le cercle Bilderberg en juin 2011. (AFP)

Le dîner ne figure pas à l’agenda officiel. L’hôte et ses invités tiennent à cette discrétion. Début novembre 2011, alors que la crise de l’euro est à son comble, François Fillon prend le temps de recevoir à Matignon un groupe obscur d’une trentaine de personnes dont les noms sont presque tous inconnus du grand public, mais pas des initiés.

Ce soir-là, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy planche sur l’état de la France devant les membres d’un petit club qui ne fait jamais la une des journaux, mais fascine les obsédés du complot : le Bilderberg. A croire les « conspirationnistes », ce cercle, fondé en 1954 par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le « vrai gouvernement du monde ». On lui devrait la victoire de Bill Clinton, la guerre en Irak ou la nomination de Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Rien de moins !

Gotha politico-financier occidental

Comparés au Bilderberg, d’autres forums internationaux bien plus célèbres, tels la Trilatérale ou Davos, auraient autant d’influence qu’une fête de patronage. Les convives de François Fillon sont tous d’éminents représentants du gotha politico-financier occidental. Sous les lambris de l’hôtel Matignon, il y a là, entre autres, le patron de la banque Goldman Sachs, Peter Sutherland, le big boss de la banque d’affaires Lazard, Ken Jacobs, l’inspirateur des néoconservateurs américains, Richard Perle, le grand manitou de Shell, Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, Mario Monti, ou la présidente du Musée d’Art moderne de New York, Marie- Josée Kravis, par ailleurs épouse du propriétaire d’un fonds d’investissement américain.

Le grand ordonnateur du dîner n’est autre qu’Henri de La Croix, comte de Castries, PDG du groupe d’assurances Axa et premier Français à présider le Bilderberg. Petit-fils d’un ministre de la IVe République et inspecteur des Finances, ce pilier de l’establishment français est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l’Ena. On l’a compris : à un tel aréopage, même le chef du gouvernement de la cinquième puissance mondiale ne peut refuser l’hospitalité. Ce repas est-il pour autant le signe d’une vaste conspiration ? « Je ne comprends pas l’hystérie autour du Bilderberg, s’amuse aujourd’hui François Fillon. Je ne trouve pas qu’il s’y dise des choses si confidentielles… »

Groupe ultramondain ou confrérie d’influence planétaire ?

Groupe ultramondain ou confrérie d’influence planétaire ? De 6 au 9 juin, le club réunira, à l’abri des regards, sa soixantième et unième conférence annuelle, dans un palace près de Londres. Comment fonctionne ce groupe, dont la liste des membres n’est publiée officiellement que depuis trois ans ? A-t-il le pouvoir qu’on lui prête ? « Le Nouvel Observateur » a interrogé une trentaine de personnalités françaises et étrangères qui ont participé aux travaux du Bilderberg. Elles racontent, souvent pour la première fois, les coulisses de cette institution qui suscite tant de fantasmes.

« C’est un Davos en plus fermé », dit Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des Dépôts et autre camarade de promotion de François Hollande à l’Ena. Le célèbre forum suisse accueille plus de mille VIP issus des cinq continents. Le Bilderberg, lui, s’adresse à un cercle bien plus restreint – cent trente personnes, jamais plus, venues d’Europe et des Etats-Unis. Les fondateurs du club l’ont voulu ainsi, discret et transatlantique. Le prince Bernhard des Pays-Bas et David Rockefeller l’ont créé en 1954, au plus chaud de la guerre froide, avec un objectif précis : la lutte contre le communisme. La première réunion se déroule du 29 au 31 mai, en catimini, à Oosterbeek, aux Pays-Bas, dans un hôtel appelé Bilderberg.

Les participants : de grands leaders politiques et économiques du Nouveau et du Vieux Continent – tels les Français Guy Mollet, Jean Monnet et Antoine Pinay. « A l’époque, le but était de convaincre les dirigeants européens et américains de resserrer leurs liens et de ne pas baisser la garde face à la puissante Union soviétique », explique l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine.

Dans les premières années du Bilderberg, on s’exprime en français et en anglais, les deux langues officielles de l’Otan. On parle défense de l’Europe de l’Ouest et contre-propagande. On réfléchit à des actions communes contre le péril rouge.

Rien ne doit filtrer

Rien ne doit filtrer. David Rockefeller veille. Le richissime héritier de la Standard Oil est un expert en opérations spéciales. Comme il le raconte dans ses Mémoires (1), le futur patron de la Chase Manhattan Bank a fait la guerre dans le renseignement militaire, à Alger. Francophone, il a poursuivi ses activités d’espion en 1945 à Paris. Son goût du secret a imprégné l’esprit du club, dont on n’a découvert l’existence qu’au milieu des années 1960.

L’institution est véritablement sortie de l’ombre en 1976, à l’occasion d’une grande affaire de corruption qui a durablement terni son image. On a appris que le prince Bernhard monnayait son prestige pour favoriser le groupe d’armement Lockheed auprès de l’armée néerlandaise et que ses conciliabules avec les dirigeants de la firme américaine avaient notamment lieu en marge de la conférence du Bilderberg, qu’il présidait depuis vingt ans. « Ce scandale a failli tuer le club, reconnaît Thierry de Montbrial, patron de l’Institut français des Relations internationales (Ifri) et membre du Bilderberg jusqu’à aujourd’hui. On l’a sauvé en remplaçant le prince par l’ancien Premier ministre britannique, lord Home. » L’odeur de soufre est restée.

En dépit de ce passé controversé, le Bilderberg est toujours le cercle le plus sélect de l’élite transatlantique. Sa grande affaire n’est plus le communisme, mais la mondialisation et les défis qu’elle pose à l’Occident. Au sommet, on trouve un petit cénacle, le comité directeur, composé de trente personnalités du monde du grand business et de la géopolitique, celles-là mêmes qui ont dîné à Matignon.

« De l’entregent et une vision planétaire »

« Pour y être coopté, il ne suffit pas d’être patron de Coca-Cola : il faut avoir de l’entregent et une vision planétaire », explique l’avant- dernier président du Bilderberg, le flamboyant vicomte Etienne Davignon, dans son immense bureau qui surplombe la place Royale à Bruxelles. Lui-même tutoie la terre entière. Ancien commissaire européen, cet octogénaire belge toujours bronzé et courtois est administrateur d’une dizaine de multinationales. « Steevie », comme le surnomment ses amis du gotha, a siégé pendant des décennies au comité directeur du club, aux côtés de figures historiques, tels le magnat italien Giovanni Agnelli ou l’ex-secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, et de personnalités montantes, comme l’avocat Tom Donilon, qui deviendra conseiller de Barack Obama pour la sécurité.

Les trente se réunissent deux fois par an – généralement dans une capitale européenne pour parler de la situation du club et du monde. Ils en profitent pour dîner discrètement avec les dirigeants locaux ou les leaders prometteurs. En février, c’était à Rome, autour du nouveau président du Conseil italien, Mario Monti, un fidèle du Bilderberg depuis trois décennies. Il n’a fait que présenter ses réformes au club. Mais ces repas peuvent avoir une influence sur le cours des choses. En novembre 2009, le comité directeur se retrouve à Bruxelles. On invite le chef du gouvernement belge d’alors, Herman Van Rompuy. « Personne ne connaissait ce petit homme discret et quadrilingue, raconte « Steevie ». Il nous a fait un explosé très clair. Il a défendu l’euro avec force et brio, face aux Américains incrédules. »

Quelques jours plus tard, à la surprise générale, le « petit homme » est désigné à la présidence de l’Union européenne. « Sa brillante présentation l’a peut-être ajouté, au dernier moment, à la liste des candidats possibles »,reconnaît son compatriote Davignon, sans livrer d’autres détails. En revanche, les trente n’ont pas réussi à rencontrer le futur président français, François Hollande. En novembre 2011, Henri de Castries avaient convié son camarade de l’ENA, qui venait tout juste de remporter la primaire socialiste, à plancher devant le steering committee à Paris. L’adversaire de Nicolas Sarkozy avait accepté, avant de se décommander. C’est son ami Jean-Pierre Jouyet, autre « voltairien », qui l’a remplacé au pied levé.

100 invités

Le comité directeur a une autre prérogative : établir la liste des cent invités à la prestigieuse conférence annuelle du Bilderberg, qui se déroule début juin, en Europe ou aux Etats-Unis. Comme tous les ans depuis 1954, David Rockefeller, 97 ans, assistera à la prochaine, « si sa santé le lui permet », précise le vicomte belge. Rares sont ceux qui déclinent l’invitation. Certains redoutent encore d’être épinglés par les « conspirationnistes ». François Fillon, par exemple, a refusé d’y assister tant qu’il dirigeait le gouvernement. Vladimir Poutine aussi. C’était en 2002 quand le président russe a commencé à vociférer contre l’Occident. Mais, le plus souvent, les invités acceptent, flattés.

« Etre convié à ce forum annuel est un signe de reconnaissance, une marque de prestige, assure Thierry de Montbrial, membre du steering committee jusqu’en 2011. J’y ai été coopté en 1976, en remplacement de Wilfrid Baumgartner, ministre des Finances sous de Gaulle », glisse-t-il pas peu fier. C’est donc lui qui, pendant trente-cinq ans, a désigné les heureux élus français à la conférence du Bilderberg – « quatre par promotion », précise-t-il. Délicieux privilège pour cet X-Mines, éternel patron de l’lfri.

De l’ère Giscard au quinquennat Sarkozy, Thierry de Montbrial a fait défiler à la conférence du Bilderberg une grande partie de l’élite parisienne. Quand le français a été abandonné comme langue officielle du club, à la fin des années 1980, il n’a plus convié que des anglophones. « Ca limite le choix », ironise-t-il. Sont venus des dirigeants politiques, de droite et de gauche, des grands patrons, des journalistes réputés. Aujourd’hui encore, craignant d’être stigmatisés par les obsédés du complot, certains n’avouent leur participation que du bout des lèvres. « Moi, je regrette de ne pas avoir été invité plus souvent », reconnaît franchement le député UMP Pierre Lellouche, grand spécialiste de l’Otan.

Jets privés et limousines

La conférence annuelle est organisée comme un sommet de chefs d’Etat. Arrivés en jets privés et en limousines aux vitres teintées, les 130 happy few sont enfermés pendant deux jours et demi dans un hôtel de luxe entièrement privatisé. L’obsession de la sécurité et de la confidentialité est telle que le lieu exact de la rencontre est tenu secret jusqu’au dernier moment. « A ce point, c’est ridicule, confie Hubert Védrine. Il y a même un système de triple badge pour franchir chacune des trois barrières de sécurité. » « Il est interdit de venir avec son conjoint ou sa secrétaire », ajoute Nicolas Bazire, l’ancien directeur de cabinet de Balladur et témoin de mariage de Nicolas Sarkozy. Et « pas le droit non plus de partir avant la fin du week-end », précise le patron de Publicis, Maurice Lévy.

A l’extérieur, des militants altermondialistes tentent de prendre des photos des participants. Leurs pancartes dénoncent une conspiration. « Cette idée de complot est une farce, assure Hubert Védrine. Le Bilderberg réunit des gens du même monde qui se rencontrent dans d’autres cercles. » « Contrairement aux fantasmes, aucune décision n’y est prise », assure l’économiste et éditorialiste au « Figaro » Nicolas Baverez, qui vient de remplacer Thierry de Montbrial au comité directeur. « En fait, on est là pour travailler. Les deux jours et demi sont très intenses. De 8 heures à 20 heures, il y a une succession de débats. » Les thèmes ? Depuis peu, le site du Bilderberg en publie une liste dont on ignore si elle est exhaustive.

Au menu officiel de la conférence 2012, à Chantilly (Etats-Unis) : »austérité et croissance », « l’Occident face à l’Iran » ou « géopolitique de l’énergie ». Selon nos informations, cette année, ils débattront de l’accélération de la croissance aux Etats-Unis et en Europe, du nationalisme et du populisme ou des orientations prioritaires de la recherche médicale… Bref, les grands dossiers du moment. « Les exposés sont strictement limités à dix minutes et les questions à trois minutes », raconte l’ancien patron de la banque Paribas André Lévy-Lang. Seul Henry Kissinger n’est pas rappelé à l’ordre quand il déborde.

Confidentialité absolue

Autre règle, plus surprenante : tous les membres, sans distinction de titre, doivent accepter d’être assis par ordre alphabétique. Ainsi, lors des trois conférences auxquelles elle a assisté, la star du petit écran Christine Ockrent s’est-elle retrouvée à la droite de Béatrix d’Orange-Nassau, reine des Pays-Bas (et fille du prince Bernhard). Tandis que la Russe Lilia Shevtsova, kremlinologue réputée, côtoyait l’autre souveraine habituée du Bilderberg, la reine Sofa d’Espagne.

Au Bilderberg, tout le monde est traité sur un pied d’égalité. Le compte rendu des débats est rédigé par deux journalistes de l’hebdomadaire économique britannique « The Economist », qui font office de greffiers mais n’ont pas le droit d’en publier le contenu. Tous les participants sont tenus de respecter une confidentialité absolue. Même les think tanks les plus stricts, comme le prestigieux club de géostratégie Chatham House, autorisent que l’on dévoile la substance des discussions, à condition de ne pas citer de personnalités précises. « A Bilderberg, c’est le silence total », souligne, admiratif, Maurice Lévy. « A cause de cette contrainte, certains journalistes réputés refusent de venir », admet le vicomte Davignon. Mais les hauts responsables parlent plus librement que dans d’autres forums. Le patron des services secrets britanniques a pu ainsi décrire la cyberdéfense en détail, bien avant que le sujet ne devienne médiatique.

Cette liberté de parole provoque parfois des étincelles. En juin 2003, alors que l’armée américaine vient d’envahir l’Irak, la conférence annuelle se déroule au Petit Trianon à Versailles. Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, fervent opposant à la guerre, accepte de se déplacer. L’éditeur Conrad Black, propriétaire notamment du « Daily Telegraph », le prend à partie. Il l’accuse d’avoir souhaité une défaite des Etats-Unis. « C’est faux », s’insurge Villepin. « Pourtant quand l’un de mes journalistes vous a demandé si vous préfériez une victoire de Saddam Hussein ou de George Bush, vous avez refusé de répondre », lance Black. Le Français dément. « J’ai ici la cassette de l’interview, vous voulez l’entendre ? », rétorque le Canadien.

« Un niveau inégalé dans le monde »

« Parce que rien ne fuite, les conversations du Bilderberg sont d’un niveau inégalé dans le monde », dit, enthousiaste, Michel Rocard. Plus réservé, Philippe Villin, ancien patron du « Figaro », trouve les invités « assez conformistes », « tous attachés au capitalisme et au libre-échangisme ». « Les sessions sont d’un intérêt variable », commente Anne Lauvergeon. L’ex-patronne d’Areva se souvient du jour où, en 2007, José Luis Zapatero est venu présenter, en avant-première, les mesures financières que son gouvernement allait prendre. « Il a été applaudi à tout rompre, raconte-t-elle. Et puis on a vu le résultat… »

Passionnante ou pas, la conférence du Bilderberg est l’occasion de se faire repérer par des hommes très puissants. Manuel Valls, Michel Sapin et Jean-François Copé y sont allés. « Copé, vous êtes sûr ? Je ne l’ai pas remarqué », dit, vachard, le vicomte Davignon. Margaret Thatcher a été invitée dès 1975, quatre ans avant sa nomination à Downing Street. Et Bill Clinton, en 1991, quand personne ne misait sur lui. C’est l’un des piliers du club et grand argentier du Parti démocrate, Vernon Jordan, qui a repéré l’obscur gouverneur de l’Arkansas.

Le Bilderberg a joué un rôle dans la présidentielle américaine de 2004. En juin, alors qu’il est en passe d’être désigné candidat face à George Bush, John Kerry (autre habitué du club) cherche un colistier. Selon le « New York Times », il reçoit alors un appel de son ami le diplomate Richard Holbrooke. Celui-ci est à Stresa, en Italie, où il assiste à la fameuse conférence annuelle. Il vient d’écouter une intervention du sénateur de Caroline du Nord John Edwards, et a été séduit. Il lui recommande de le choisir. Kerry écoutera son conseil.

Christine Lagarde, Valérie Pécresse et François Fillon

« Le plus souvent, ce sont les à-côtés de la conférence qui sont les plus intéressants », dit Anne Lauvergeon. Pendant deux jours et demi, du petit déjeuner au coucher, les cent trente invités ne se quittent pas. « C’est plus intime que Davos, souligne Maurice Lévy. On a le temps de construire des relations qui vont au-delà du ‘speed dating’. » Autour d’un verre ou pendant une promenade, des discussions inattendues s’amorcent. Lors du Bilderberg de 1998, en Ecosse, l’ancien directeur de la stratégie de Matra Jean-Louis Gergorin a appris que l’allemand Dasa et l’anglais BAE négociaient leur rapprochement. Du coup, il a initié la fusion entre Matra et Aerospatiale, qui a donné ensuite naissance à EADS. Philippe Villin, lui, a rencontré là-bas le banquier qui l’a aidé à démarrer dans la finance quand il a quitté « le Figaro ».

Pour la première fois depuis 1954, le Bilderberg vient de publier sur son site la liste des participants à sa conférence annuelle qui démarre le 6 juin dans le Herfordshire, au nord de Londres. Seront présents notamment Christine Lagarde, Valérie Pécresse et… François Fillon.

(1) »Mémoires » de David Rockefeller, Editions de Fallois, 2006.

source (nouvelobs) : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130606.OBS2308/ces-puissants-et-mysterieux-messieurs-du-cercle-bilderberg.html
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Re: Qu’est ce que Bilderberg?

Message par SoonL le Dim 02 Mar 2014, 16:38

Je partage ici la vidéo quee Julien99 nous avait montré, c'est plus claire comme ça.

En 2012, We Are Change Paris a questionné Manuel Valls sur sa participation au groupe Bilderberg en 2008.
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Re: Qu’est ce que Bilderberg?

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