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Déconditionné, mais toujours pas libre

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Nelly1 le Mer 20 Aoû 2014, 23:09

pachyra a écrit:Oh que oui j'en ai conscience de ce vide.  Je dirais même qu'il n'existe plus que cela en ce moment. A vrai dire, j'ai pleinement pris conscience que j'étais dépendant à differentes choses.  Il y a la dépendance a l'environnement ( la dépendance physique) mais il y a aussi la dependance de mes désirs ( la dépendance psychologique). J'ai pleinement conscience de cela. Cela apparait dans un grand vide très gênant.
Un vide précède avant la fusion avec notre divinité, donc ne t'inquiète pas, ce processus est normal.
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Jeu 21 Aoû 2014, 12:54

Ok. Mais j'ai déjà eue des phases de vide durant ses 2 dernières années (Si l'on parle du même vide bien sur). Mais aucunes de ses phases m'ont apportée une paix durable.
A vrai dire, j'ai plus ou moins toujours ressentit se vide, je dirai que depuis l'adolescence il se fait de plus en plus grand.

Je me souviens quand je travaillai à l'usine, je ressentai parfois le besoin de m'isoler dans un coin, je m'enfermai dans les toilette là ou personne ne pouvait me voir et je laissais tout mon être s'abandonner au vide. J'avais besoin de ressentir se vide, là j'y suis bien. Mais il fallait vite reprendre le boulot et reprendre une activité mécanique tout en jouant ma "personnalité" pour m'assurer une sécurité dans se monde chaotique.

Plus le temps passe et plus j'ai besoin de m'abandonner à se vide (je le décris sur une autre discution). En fait j'ai comme le sentiment que cela m'attire, m'absorbe et que je lutte pour ne pas rentrer dedans. Je lutte contre car je dois toujours allé travailler, je dois toujours donner l'impression de si ou de ca devant tel ou tel personne pour obtenir tel ou tel chose....Et plus j'entretiens des rapports "psychologique" avec les gens, plus j'ai se besoin de m'abandonner à se vide. Car je fais souvent semblant d'être psychologique pour obtenir certaines choses et cela me fatigue. La vie ressemble à une grande comédie et j'ai l'impression que si je ne fais que me plonger dans se vide et si j'arrête cette comédie, je vais perdre beaucoup de choses.
Quand je m'abandonne à se vide, tout va bien, il n'y a plus beaucoup de pensée, le corps va bien, mon regard est dans le vide, je vois les choses matériel sans les regarder précisément. Il n'y a aucune interprétation de se qui est vu dans cet état.
Mais ce vide qui m'absorbe est en total désaccord avec la vie que je mène.
Je ne peux pas rester dans cet état à contempler, calmement au travail par exemple (même si c'est la seul chose qui m'absorbe vraiment dans le fond) car j'ai des supérieurs qui attendent du rendement etc...J'aurai l'air d'un fou et pourtant je sais dans le fond que c'est se qui est vraiment bon. Je pense que cet état amène à l'action juste. Mais je ne me permet pas cela.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par SergeA le Jeu 21 Aoû 2014, 13:28

Pachyra, effectivement, je ne parlais pas de ce vide là.

Le vide dont tu parles, je le vois plus comme une sorte de sérénité, un endroit en toi, où le mental s'éteint peu à peu, où seul ne vit que ce que tu es vraiment. Un état proche de la contemplation. Je suis sur que d'autres ici pourront t'en dire plus, vu que c'est un état que je connais peu (malheureusement).

Le vide dont moi je parlais, est celui qui fait qu'on est en permanence en quête, justement parce qu'on ressent plus ou moins consciemment qu'il manque ce quelque chose d'indispensable.
Lorsqu'on n'arrive pas à identifier ce vide, et bien on peut faire tout et n'importe quoi, les meilleures choses comme les pires.
Je dis aussi les meilleures choses, car je pense que ce vide est le principal moteur de nos vies. En effet, si nous étions entiers, comblés, qu'est ce qui ferait qu'on aurait envie de changer quelque chose ?
Ce vide nous pousse à être créatif, à avancer dans nos vies.
Tant que nous restons dans l'éthique, on peut dire que ce vide est une bonne chose (jusqu'à un certain point).
Mais si aucune des expériences que nous menons ne nous satisfait (en fait aucune expérience ne peut réellement être satisfaisante car toute satisfaction est éphémère ici bas), alors, ceux qui cherchent une sorte de finalité dans leur vie, se tournent souvent vers la spiritualité. Et même là, nous sommes très souvent déçus par les "fausses spiritualités" car elles ne sont que du remplissage genre fast food.

En aparté, pour éviter que nous nous tournions vers une spiritualité qui pourrait être libératrice, nos sociétés nous occupent le cerveau en comblant nos vides par de la pacotille et du bling bling.

Ce vide n'est que le reflet de notre séparation. Avant l'incarnation, nous étions tous comblés. Mais pour pouvoir expérimenter ici, il a fallut nous "séparer", nous "casser". Ce vide, nous le ressentons au fond de nous, jusqu'au moment où la vérité s'installe et nous libère à jamais.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Jeu 21 Aoû 2014, 20:28

Serge A. Le vide dont tu parle on pourrai l'appeler aussi "Manque"? Je connais aussi ce vide alors.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Lun 27 Oct 2014, 21:55

J'aimerai rouvrir se sujet pour avoir votre avis sur la chose.

Je souffre horriblement car je prend de plus en plus conscience de l'ignorance des humains. Toute cette violence engendré par le MOI (psychologique) toute cette compétition....tout cela me dégoute et m'empoisonne la vie à tel point que cela colore toute ma vision.
J'ai muri au fil des années. Rien ne m'a apporter la liberté, ni le succès, ni la réussite professionnel, ni l'argent etc....Tout cela ne peut pas me rendre heureux. En fait j'ai l'impression que rien ne peut me rendre heureux.
Je pense que s'il existe une chose qui pourrai me rendre heureux, ca serait de voir les humains unis et non divisés.
Suis-je condamner à en souffrir à vie.
Il y a en moi à la fois un vide mental du fait d'être débarrassé de tous mes anciens désires liés à ma quête de sécurité. Mais il y a toute de même un immense dégout de la société actuel qui persiste.
Rien ne me rendrai plus heureux que de voir les humains heureux. Donc je souffre.
Il reste se seul et unique désire.

Selon vous, se désire n'est-il pas cause de souffrance?

J'ai du mal à comprendre les grands sages qui enseignent toute leur vie la liberté. S'ils enseignent, ne sont-ils donc pas eux même en proie au désire de voir les humains libre? Dans se cas comment se fait-ils qu'ils soient si libre s'ils désirent aussi intensément aider? Car se désire est pour moi la source d'une immense peine.

Qu'elle est votre vision de la chose?

Merci

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Foudre le Lun 27 Oct 2014, 23:01

Il faut que tu t'entoures de gens qui pensent comme toi. On ne peut changer le monde tout seul mais on peut le faire dans son entourage.

Et si tout le monde le fait à son niveau, on change réellement le monde avec le temps.

En gros, voir moins loin et rayonner au quotidien.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Chenrezig le Mar 28 Oct 2014, 10:26

Bonjour Pachyra,

Je vais tenter de te répondre, en utilisant l'approche bouddhiste.

Pour commencer, il est remarquable que tu fasses exactement le même constat que le Bouddha, concernant l'origine de la souffrance :

pachyra a écrit:
Selon vous, se désire n'est-il pas cause de souffrance?

Tu as entièrement raison.

Une des bases du bouddhisme est le Dharma, l'enseignement du Bouddha.

Cette Doctrine a été exposée par le Bouddha dans un enseignement connu sous le nom de "Quatre Nobles Vérités". C'est le principal enseignement de son premier discours public, à Bénarès, peu de temps après son Eveil.

Il se présente comme un exposé médical :

•1ère Vérité : le symptôme - l'insatisfaction est inhérente à l'existence humaine ; la souffrance est universelle, qu'elle soit physique ou morale, elle est causée par l'insuffisance, l'imperfection, l'impermanence de toute chose et l'insatisfaction perpétuelle de l'homme.

•2ème Vérité : le diagnostic - cette insatisfaction trouve son origine dans l'ignorance et le désir d'appropriation, propre à l'ego ; La cause de cette souffrance universelle est le désir, le désir de posséder, le désir de devenir ou bien encore le désir d'idéal. Mais le désir, jamais ne disparaît : aussitôt comblé, maigre répit, et il renaît de plus belle. Ainsi, nous sommes prisonnier du désir et c'est l'origine de la souffrance. L'attachement, l'ignorance et le refus de la connaissance sont aussi causes de souffrance.

•3ème Vérité : la thérapeutique - il existe un état de santé où, l'ignorance étant abolie, le désir ne s'exprime pas et ne donne pas naissance à l'insatisfaction ; atteindre cette consécration du Bouddhisme est possible, et pour ce faire, il faut utiliser sa connaissance des causes de la souffrance. Au final, c'est une connaissance de soi et de ses facteurs perturbateurs qu'il faut effectuer.

•4ème Vérité : le remède - pour retrouver cet état de santé, il convient de suivre une Voie (une discipline de vie déclinée en huit "branches" : "l'Octuple Noble Sentier") qui met fin à l'ignorance et au désir. Le Bouddha explique le chemin qu'il faut parcourir pour atteindre le Nirvana et il explique aussi qu'il ne faut pas tomber dans l'extrémisme. Il faut chercher un équilibre, il faut chercher ce que l'on appelle la Voie du Milieu.

« La voie du Milieu est comme la corde d'un instrument de musique. Si on la tend trop elle casse, mais si on ne la tend pas suffisamment, elle ne produit aucun son. » (Bouddha)

Si le constat dressé par le Bouddha semble pessimiste (toute existence est soumise à l'insatisfaction), son enseignement, lui, est optimiste puisqu'il affirme que chacun peut retrouver la santé, par l'Eveil, où toute insatisfaction est abolie.

Si tu souhaites en savoir plus, pour peut-être trouver la Paix:
http://www.bouddhisme-universite.org/enseignement_bouddha
http://bouddhisminfo.voila.net/verites.htm

Bonne route. sunny
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Mar 28 Oct 2014, 20:31

Foudre a écrit:Il faut que tu t'entoures de gens qui pensent comme toi. On ne peut changer le monde tout seul mais on peut le faire dans son entourage.

Et si tout le monde le fait à son niveau, on change réellement le monde avec le temps.

En gros, voir moins loin et rayonner au quotidien.

Oui foudre je comprend se que tu veux dire. C'est justement de cette manière que les gens procèdent en général. Nous voulons de la sécurité. Nous voulons nous entourer de gens comme nous, nous disons qu'ils faut changer le monde etc...Mais se que je remarque c'est que notre désire de sécurité nous plonge dans la plus grande insécurité. Il y a juste à voire les organisations crée par la pensée comme la politique, la religion.
Je crois (comme le disait krishnamurti) que l'égo est un instrument de division.
Si je désire m'entourer de gens comme moi ( se qui est rare dans la vie courante), si je désire changer le monde, je souffre!!! Car je me projette et ainsi fais naitre espoir et le manque. Pourtant, même si je le sais, je le desire toujours.


Dernière édition par pachyra le Mar 28 Oct 2014, 20:38, édité 1 fois

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Mar 28 Oct 2014, 20:36

Chenrezig a écrit:« La voie du Milieu est comme la corde d'un instrument de musique. Si on la tend trop elle casse, mais si on ne la tend pas suffisamment, elle ne produit aucun son. » (Bouddha)
:

C'est très difficile à cerner cela. En lisant cela on aurai tendance à penser qu'il faut discerner les bonnes et les mauvaises pensées et ne garder que les bonnes. Mais s'il y a sélection il y a désire...Et s'il y a désire, il y a égo. Je sais que cette phrase est pleine de vérité ( a propos de la corde) ! Mais je ne comprend pas se qu'elle veut dire...
Se que je comprend actuellement c'est que tant que l'on choisit, tant que l'on divise en bien et pas bien on souffre.

Il y a une chose qui m'intrigue aussi:

Chaque projections mental génèrent soit le plaisir soit la peur la crainte ou l'envie etc.... Donc on peut dire que se mental n'est pas en lien directe avec la réalité mais il se voile lui même la face. Je me dis aussi que si se mental est de nature à tout colorer, tout interpréter, si sa nature est de diviser alors comment peut-il trouver la liberté? C'est comme si l'égo-outil de division ne voulait plus être cet outil de division.
La je bloc.

Vouloir dissoudre les désires est encore un nouveau désire...Qui fait naitre peur, attente, crainte, envie, espérance...C'est de toutes ses choses que je veux me débarrasser...

Je ne comprend rien. Wink Razz


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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Chenrezig le Mer 29 Oct 2014, 11:13

Avec de l'entrainement et de la volonté, le désir s'éteint progressivement. Le mental se calme, s'apaise, voire, disparaît. Il ne reste que la Joie d'être, tout simplement, sans attente. Chaque évènement, chaque rencontre est un cadeau de la Vie. On ne juge plus les situations avec son mental, on profite de l'instant avec son âme ! Smile

je te copie ci-dessous des textes qui peut-être faciliteront ta compréhension.

Le "Soi" et l'ego

Dans notre expérience habituelle, nous considérons le monde et ses phénomènes, notre corps et notre esprit, ou encore nos sentiments et nos idées... comme s'ils étaient en relation entre eux mais foncièrement indépendants les uns des autres et comme façonnés sur des modèles - ce qu'on appelle une "essence", un "Soi".
Pour expliquer la variété du monde, on imagine que chaque individu, chaque phénomène n'est en fait qu'une sorte de "variation" sur le thème de ce "Soi" : cheval, arbre, pluie, montagne, étoile, colère, liberté, amour...
En ce qui concerne notre esprit, nous croyons fermement en l'existence d'un "ego" (âtman), insubstantiel et permanent, qui, à travers le corps, appréhende le monde, éprouve des sentiments, raisonne, conçoit des idées. L'ego, encore plus que le corps, est ce qui nous semble constituer notre personnalité, notre individualité, ce qui nous appartient en propre.

L'impermanence et la souffrance

A chaque instant de notre vie, nous pouvons constater que tout, dans la nature, est soumis à la mort. Tout ce qui apparaît, disparaîtra un jour ou l'autre. C'est aussi le cas de notre propre corps, comme pour tous les êtres vivants et toutes les choses matérielles. C'est aussi le cas pour nos sentiments et nos idées : comme les étoiles ou les montagnes, notre amour apparaît un jour et un jour disparaîtra, et nous changeons d'idées et d'opinions.
C'est cette impermanence qui nous fait souffrir. Parce que nous constatons que tout meurt - tout ce qui, pour nous, a un "Soi" - nous craignons que notre propre ego soit, lui aussi, mortel !
Mais il en va des choses comme de l'ego : rien n'existe "en Soi", indépendamment. Tout - y compris notre ego - naît et meurt. C'est parce que nous refusons cette réalité des choses, "telles qu'elles sont", parce que nous entretenons l'illusion de l'existence d'un "Soi", que nous souffrons.

Karma et renaissance

Dans notre vie quotidienne, tous nos actes (karma) dépendent étroitement de cette vision des choses : nos actions, nos réactions, nos désirs et nos craintes sont déterminés par cette croyance en l'ego. C'est pour l'entretenir, le protéger et le développer que nous agissons ou réagissons, en fonction de nos idées et de nos sentiments ou des événements extérieurs.
A chaque fois que quelqu'un ou quelque chose nous semble le mettre en cause, nous agissons comme pour bien nous prouver à nous-même que nous existons, que cet ego existe. Chacun de nos actes, ainsi, naît de cette intention de prouver son existence et, une fois l'acte passé, nous nous réjouissons de l'avoir prouvée.
Chaque fois que notre ego est en danger de mort, nous faisons tout pour le faire renaître, pour le maintenir en vie... C'est la croyance en l'ego qui nourrit l'intention de chacun de nos actes et c'est l'attachement au résultat de ces actes qui entretient notre croyance en l'ego. Chaque acte entraîne ainsi une "nouvelle naissance" - une renaissance - de l'ego.

L'interdépendance

Mais, en fait, tous les phénomènes n'existent qu'en inter-dépendance.
Les objets physiques sont des composés. Comme la montagne est un agrégat de pierre, de terre et de résidus végétaux ou animaux, notre corps est composé de cellules qui nous viennent de nos parents, de la nourriture que nous ingérons, de l'air que nous respirons.
Nos perceptions, elles aussi, sont "composées". Elles sont le résultat combiné de l'existence des objets extérieurs, de leur contact avec notre corps, de l'impression qu'ils laissent sur nos sens et de l'interprétation qu'en fait notre cerveau.
Nos idées, de même, sont composées. Elles dépendent de l'éducation que nous avons reçue, de notre perception du monde extérieur, des événements que nous avons vécus, des idées que d'autres personnes ont exprimées. Et notre ego - l'idée que nous avons de nous-même - est une idée comme une autre...

La vacuité et l'esprit

La réalité nous apparaît comme une relation de dualité : il existerait un sujet (l'ego) qui expérimenterait des objets (les phénomènes extérieurs). Selon le Bouddha, cette réalité "objective" n'existe pas, il s'agit d'une illusion. C'est elle qui entretient le désir et la souffrance.
En fait, les phénomènes que nous expérimentons dans notre vie quotidienne n'existent pas "en Soi", indépendamment de l'expérience que nous en faisons. Ils n'ont d'existence que "relative". C'est ce que peut nous faire comprendre l'étude des enseignements du Bouddha.
En réalité - la réalité "absolue" - tous les phénomènes sont "vides" parce qu'ils n'existent qu'en inter-dépendance. C'est ce qu'on appelle la "vacuité" des phénomènes (shunyata) et c'est cette vacuité que l'on peut expérimenter dans la pratique de la méditation.
Il ne s'agit pas alors d'une expérience vécue par l'ego, dans le désir et l'attachement, mais d'une connaissance directe et intuitive de la réalité, "telle qu'elle est", vécue par l'Esprit, notre "nature de Bouddha".

Source : http://www.bouddhisme-universite.org/doctrine
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Jeu 30 Oct 2014, 17:36

Merci à toi chenrezig !! Wink

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Mar 18 Nov 2014, 22:00

Bonjour Pachira,

Si vous permettez, quelques réflexions ...
Pachyra a écrit:Mais je reste malheureux face à la souffrance de se monde. Je souffre de voir tous ses conflits entre les humains. Je souffre du fait que les relations entre les humains ne sont pas saines et cela me détruit de l'intérieur.
Non, vous n'êtes pas détaché ... !
Vous attendez quelque chose "du monde" ... Quoi ? Pourquoi ?

Laissez moi deviner : à force d'avoir "tout coupé", c'est-à-dire jugé négativement nombre de vos comportements, émotions et pensées, après les "avoir mis au placard" de votre conscience ... Il ne vous reste qu'un malaise, un vide, un ennui, et la souffrance face au fonctionnement du monde ...
Mais que croyez vous que reflète la souffrance que vous "voyiez" dans le monde ... si ce n'est le reflet de votre propre fonctionnement psychique, de votre propre souffrance, que vous avez mis de côté, en vous "détachant" de tout "ce qui ne convenait pas" ... Sinon, cette souffrance du monde (qui existe, c'est un fait), ne vous renverrai pas à votre propre souffrance : vous n'en souffririez pas, et vous feriez sereinement votre possible pour l'amoindrir, la guérir à votre mesure ...
Mais là, vous n'avez plus d'énergie vitale, ni d'envie ...

Vous avez commis une erreur : vous avez "voulu" changer, et au lieu d'observer vos pensées, émotions, états intérieurs, de les comprendre en profondeur (c'est-à-dire de voir et de reconnaître le jeu sans fin des émotions/pensées/perceptions/intuitions, entre elles et en lien avec le monde extérieur) et d'aimer ce spectacle extraordinaire, ce jeu de la vie dans votre propre esprit ...
Vous avez cru pouvoir décider "ceci est bon, je le garde", "ceci n'est pas bon (non-conforme à l'idée que je me fais de ce qui devrait être), je le jette" ... Vous avez "jugé", non pas selon un regard serein et objectif, un regard qui comprend et qui aime, mais selon des a-priori personnels, issus de vos croyances, sur ce qui est conforme à l'éveil ou pas ...

Pour être plus claire : que reflète la souffrance que vous voyez dans le monde ? Votre propre sentiment d'abandon, de solitude ... Dans l'idéal, le monde serait sans souffrance, les relations entre les gens seraient sereines et ... devinez quoi ? Les gens vous comprendraient, et vous apporteraient l'affection dont vous avez besoin ... C'est pour cela que vous êtes frustré, en colère par moment, sans doute, souffrant à d'autre ...
Cette souffrance que vous ressentez, est le reflet de la vôtre, que votre maladresse dans votre quête a encore amplifiée ...

Travaillez à observer, com-prendre (prendre avec soi, être en conscience, sans jugement, et s'il y a jugement : observez le jugement, laissez le être là, et s'en aller) et aimer ...
N'hésitez pas à me questionner, si mon propos vous semble avoir quelque pertinence, sur tel ou tel aspect ou considération, qui vous paraîtrait impossible ou contradictoire ...

Vous souhaitant le meilleur, cordialement. Roland.
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Ven 21 Nov 2014, 21:28

Salut Roland. Il me semble que ce que tu dis reflète ma vision actuelle des choses. Ce que tu dis raisonne très justement pour moi puisque j'en fais en partie l'expérience même s'il me reste un bout de chemin à faire. Tes propos me paraissent clairs et justes.
Malgré que je comprenne exactement se que tu dis, je me retrouve toujours souvent à agir de manière ignorante. J'ai souvent tendance à oublier se que j'ai découvert et me replonge souvent dans l'ignorance.
Il y a des jours ou je suis plein de lucidité, puis des jours ou j'en manque totalement. Un jour c'est la détente puis un jour c'est la tension qui revient.

Si tu le veux bien, je serai intéressé pour poursuivre cette discussion car au premier abord tu m'a l'air ouvert.

Ici ou en MP!

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Sam 22 Nov 2014, 15:18

Bonjour Pachyra,
Difficile de répondre sur deux fils en même temps, je ramène donc la discussion ici, en faisant une synthèse de l'échange en MP (ton premier message en MP, et ma réponse, et ton deuxième message en retour). Et j'y joindrais ma réponse pour ton deuxième message ! (avec ton accord)(ça va être un peu compliqué, et surtout long !) ...
Dans ton message, tu précisais ton évolution depuis que tu avais lancé le sujet :
Pachyra MP 1 a écrit:J'ai vu que pour m'assurer une sécurité il y avait une lutte contre l'extérieur.
Et comme je vois que je lutte contre l'extérieur et que cela apporte de la souffrance, je lutte contre l'intérieur (moi même.).
J'ai conscience que toutes formes de lutte (lutte contre l'extérieur et contre soi-même) mènent à la souffrance. et cela (ces luttes) ne change pas notre psychologie.
Aujourd'hui, je ne sais plus quoi penser. Je vis à 100% ma psychologie, mes joies et mes souffrances sans me diviser, sans me séparer de moi même. Il y a moins de lutte. Du moins pas de lutte contre la lutte.
et tu précisais :
J'ai durant des années tenté d'effacer de plusieurs manières cette souffrance et j'ai vu qu'aucunes actions et aucuns exercices ne m'aidaient.
Ce à quoi j'ai répondu :
Roland a écrit:Si l'intention est : "effacer la souffrance", alors aucune pratique ne peut y parvenir ... Si l'intention est : "ressentir *ce qui est*" (ce qui est : pensées, émotions, sensations, images, rêves, intuitions, ...), "être présent à *ce qui est*", que cela soit souffrance, pression ou autre, alors malgré les apparences initiales, où l'on ressent d'avantage le mal-être, et après un "pic" d'intensité de perception du mal-être, des éléments de prises de conscience, une évolution intérieure se produira qui amoindrira ce mal-être, et permettra même d'éprouver des moments de sérénité, joie, apaisement.
C'est un peu ce qui t'arrive maintenant, ou après une longue observation de ta situation, se produit une brusque évolution ... et tes peurs s'amoindrissent ...
Dans ma réponse il y avait une question :
Roland a écrit:Qui/quoi est "moi-même", pour toi ?
Est-ce tes pensées ? Tes émotions ? Ton corps ? L'observateur ? Tes jugements sur toi-même ? Ce que tu ressens ?
Essaye de répondre avec le maximum de justesse et de profondeur !
Ce à quoi, en substance tu as répondu :
Pachyra MP 2 a écrit:...j'incarne un mental mécanique qui traduit, qui juge et qui réagit.
J'ai aussi l'immense sentiment d'être "vivant" avant tout. ... d'être une chose vivante à qui cela arrive.
la victime est une création mécanique du mental.
L'observateur est aussi une réaction mécanique du mental.
En fait j'ai le sentiment d'être à la fois le mental mécanique et Le vivant à qui cela arrive. Le vivant ou la présence, je ne sais pas comment nommé cela.
J'ai parfois le sentiment d'être entre deux eaux. Entre mental et présence impersonnel. Comme s'il y avait un va et viens incessant entre être et non être.
Et je t'avais demandé aussi quelles actions et pratiques tu avais mis en place ...
Pachyra MP2 a écrit:En fait, après avoir dévorés plus d'une centaines de livres traitant de l'éveil spirituel je me suis lancé dans une grande quête.
Mon désire intense de sécurité à fait que j'ai voulu à tout prix cet éveil.
Il y a 5 ans quand tout à commencé je me suis rendu compte a quel point la pensée modifiait ma perception du monde. Donc j'ai voulu ne plus penser. J'ai donc tous les jours essayé de ne plus penser. Je me suis renier psychologiquement. Le mental qui renie le mental....c'est une erreur. Dès qu'une pensée arrivait, j'essayais de ne plus penser...
Puis j'ai essayé de penser positivement dès que je pensais négativement (pensée positive). Mais c'est toujours le même scénario de reniement.
J'ai tenté des techniques de projections mental, je m'imaginai à longueur de journée réussir quelque chose pour y arriver.
Quand j'y pense, tout ceci n'est qu'une forme de fuite qui est une grande perte d'énergie.
Je me rend compte que de se plonger dans sa propre souffrance sans désire de fuir permet une meilleur régénérescence de l'énergie. Je me demande si je m'exprime bien et si tu comprend se que je te dis.
Je comprend tout cela de manière intellectuelle. Mais pour le moment, je me sent toujours très incomplet.
Ce qui est intéressant avec toi, c'est que, quand tu constates un problème, 1 - tu cherches des réponses, 2 - tu te fais une idée de la question, 3 - tu mets en pratique ce que tu as compris pour solutionner le problème, 4 - constatant que cela ne fonctionne pas comme prévu, tu continues de chercher pour mettre en pratique une nouvelle solution ...
Après tu te trompes, ou la réponse n'est pas parfaite, etc. mais ce qui est sûr, c'est que tu as avancé et compris, avec tes tripes, ta vie et ton cœur, quelque chose de la vie et de toi-même !

Maintenant, revenons à la "substantifique moelle"  Very Happy
Ce qui n'est pas présent (MP2), dans tes propos, est aussi intéressant que ce qui y est formulé.
J'y lis/vois clairement la conscience que tu as de la/ta pensée, très clairement, c'est la zone de ton être que tu connais le mieux. Le corps apparaît dans la sensation, celle d'être vivant, une "chose" vivante, quand la pensée est qualifiée/ressentie de "mécanique".
Deux éléments n'apparaissent pas, une à "l'intérieur" du schéma duel que tu ressens : l'émotion, le sentiment. Pour dire les choses simplement, l'émotion est l'interface entre le corps et la pensée, elle est constitutive aussi "du vivant", elle est facteur d'adaptation interne et externe, elle façonne et oriente les pensées, imaginations, etc. qui vont elles-mêmes créer, modifier l'émotion ressenti ... et elle conditionne aussi, évidemment, la vie et la santé du corps.
L'autre élément est à "l'extérieur" de ton schéma duel : la conscience, est ce qui perçoit, permet de nommer et de reconnaître "ici maintenant : pensée (mécanique ou pas)" ou "ici maintenant : sensation vivant" ou "ici maintenant : entre les deux" .... La conscience est ce qui "contient", inclue tout ce qui peut être éprouvé, perçu, ressenti, tout.

Je vais ajouter une troisième notion : l'attention. L'attention est soit focalisée, soit diffuse ... L'attention est la part de la conscience sur laquelle nous avons un (relatif) pouvoir. Tu peux décider de te focaliser sur les pensées, ou sur les sensations du corps, ou de tenter d'accueillir simultanément les deux ! Si tu es focalisé sur un truc, les autres objets de conscience possibles, disparaissent dans une forme d'in-conscience ... Si ton attention est diffuse, plusieurs objets peuvent occuper la conscience, par contre, il y aura peu de précision dans la perception de chacun d'eux ...  L'attention est comme un faisceau de conscience, mais la conscience a la capacité inhérente à tout englober et contenir ... Il y a en nous, une sorte de proto-conscience universelle, elle est, à la fois, le lieu d’où nous émergeons, et notre objectif de vie : ressentir que notre conscience n'est pas séparée de cette proto-conscience universelle, c'est connaître l'éveil.

Quelques observations : la pensée, le mental ne sont pas pure mécanique, ils manifestent la vie, ils sont "émanation" du corps, et de l'être, à partir des sensations, des émotions, conscientes et inconscientes ! Et si le corps porte la sensation, de vivre et d'être, il contient une énorme part de "mécanicité" (physique, neurologique, physiologique, ...) ... Par ailleurs si tu supprimes les conditionnements, la mécanicité, tu supprimes des tonnes de choses et de fonctions absolument nécessaires à la vie ordinaire et quotidienne : la marche est un conditionnement, la parole et le langage en sont, s'orienter dans le temps et l'espace, en sont, reconnaître les émotions des autres et y réagir en est, etc. etc. etc.

Si je t'explique tout cela, c'est pour donner sens et cohérence aux "propositions d'actions" que j'envisage pour toi !
Les pratiques que tu as mis en place, comme tu le reconnais toi-même maintenant, ne pouvait pas fonctionner.

Il me paraît très souhaitable que tu affines la perception et la connection avec le corps : technique de relaxation type "scan corporel", rappel fréquent "qu'est-ce que je ressens maintenant ?"
Pour deux raisons : mieux percevoir les réactions physiologiques qui accompagnent les émotions, et donc commencer à percevoir celles-ci, et la deuxième : en focalisant l'attention sur le corps et en y revenant régulièrement, cela permet à ta conscience d'être beaucoup moins prisonnière/possédée par les pensées, tu relativiseras d'avantage leur contenu, et créera un espace intérieur de calme et de sérénité ... petit à petit ! Et tu t’entraînes ainsi à "être conscient de ton degré de conscience" et à "ouvrir le champ de ta conscience", éléments absolument indispensable à l'émergence d'une authentique joie et sérénité dans la vie ... Selon moi !

Réflexion, propositions, suppositions ... personnelles et actuelles ! Et donc, discutables, modifiables, plus ou moins fausses/justes ... !

1 : Que penses tu de tout cela ? 2 : Qu'en ressens tu ? 3 : Que décide(ra)s tu ?  Smile

Chaleureusement. Roland.
PS : Quel passionnant boulot ! Besoin d'un break ! papillon
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Dim 23 Nov 2014, 21:34

Merci pour ta réponse. Je vais me renseigner sur tes techniques de relaxations.

Tu parle d'une attention focalisé et d'une attention diffuse. Et se que tu décris, je l'avais perçu aussi. Pour ma part je parle de "concentration" (axée sur un objet précis) et je parle autrement d'attention.
Pour ma part, je distingue attention de concentration. Je vois que la concentration limite l'attention. Je comprend aussi que cette attention est toujours présente et c'est elle qui permet aux choses "d'être vu" pour que l'évolution se fasse, pour qu'il y ai réactions.
Est-ce de la même chose dont nous parlons?
Je me rend donc compte que la concentration est une limitation, une diminution de l'attention puisqu'elle n'englobe plus un ensemble mais une seul chose.
J'ai le sentiment que l'attention ne peut être crée par la pensée. Je me trompe? J'ai le sentiment que tout se qui nous entoure "est attention".
J'ai aussi le sentiment que la pensée, par la concentration, détourne l'attention.
S'il y a une chose de vrai, n'Est-ce pas l'attention? Tout le reste étant conditionné soit physiquement soit psychologiquement. Se qui est conditionné est changeant mais l'attention reste intacte elle.
J'ai conscience depuis bien longtemps de cette attention qui vit en tout. C'est une chose insaisissable, sans forme, sans bruit, elle laisse le choix à la matière de "réagir".
Donc le conditionnement psychologique est source de souffrance.
S'il y a en nous quelque chose de pas conditionné c'est cette attention.

Mais malgré que je perçoive cela très clairement, je ne suis pas libre.

Est-ce qu'on se rejoint au sujet de la concentration et de l'attention?

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Lun 24 Nov 2014, 15:05

Salut Pachyra,
D'abord essayons de nous mettre d'accord sur les mots et ce qu'ils recouvrent de réalité vécue !
J'ai conscience depuis bien longtemps de cette attention qui vit en tout. C'est une chose insaisissable, sans forme, sans bruit, elle laisse le choix à la matière de "réagir".
Donc le conditionnement psychologique est source de souffrance.
Pour moi, je nomme "conscience" cette "attention qui vit en tout". Quand tu écris "J'ai conscience ... de  cette "attention qui vit en tout", cela signifie que tu es capable de porter ton attention vers/de ressentir volontairement cette "conscience omniprésente", assez proche de la "proto-conscience/conscience universelle" dont j'ai parlé.

Attention ouverte, non-focalisée : tout événement psychique est perçu, reconnu, et inscrit dans un cadre perceptuel globale, qu'il soit sensoriel, émotionnel, une pensée, une intuition/prise de conscience, ...
Attention focalisée : Un événement psychique et ses conséquences occupe à lui seul le champ de l'attention. Ex : tes pensées ont posé problème : ton attention a été focalisée sur tes pensées, pour tenter de les modifier, influencer, contrôler ... Une émotion puissante envahie la personne, l'attention est automatiquement emportée, focalisée par cette émotion et les pensées et actions qu'elle entraîne.
Concentration : l'esprit choisit délibérément un objet, et s'y tient sans interruption, tentant d'en percevoir tous les aspects, toutes les perceptions qui en émanent, y sont liés, qu'ils soient internes ou externes ... Intérêt : permet une profonde connaissance de l'objet, s'inscrit profondément dans le fonctionnement psychique de la personne.
Par devers tout cela existe en permanence une "conscience" ...
J'ai le sentiment que l'attention ne peut être crée par la pensée.
Évidemment (pour moi !). Il peut y avoir attention sans pensée, et pensée sans attention !
J'ai aussi le sentiment que la pensée, par la concentration, détourne l'attention.
Pas exactement. Comme tu es très concerné par les pensées, tes pensées emportent facilement toute ton attention ... Il faut une volonté pour se concentrer, on peut se concentrer sans penser.

J'ai fini ma mise au point sur les mots !  study bom
Donc le conditionnement psychologique est source de souffrance.
Non. La souffrance résulte du désaccord en soi-même, entre différentes instances de l'être que nous sommes, entre différents plans d'existence/fonctionnement, conscient ou inconscient. S'il y a équilibre psychologique, accord profond interne, conditionné ou non, il n'y a pas souffrance.

Ex : encore une fois, tu ne parles pas de/des émotions. Dans ta connaissance/expérience de toi-même, elles semblent une "terra incognita". Tu n'as pas perçu leur lien avec le fonctionnement des pensées par exemple ...
Si cela est vrai, alors, quand une émotion existe en toi, elle ne peut être formulée, reconnue, identifiée, ressentie, elle ne prend aucun sens au niveau de ta conscience, ni au niveau de tes pensées, elle ne débouche aussi sur aucune action signifiante, qui en libérerait la tension. Au niveau physique est ressenti alors un malaise, une tension (quelque chose se passe, non-identifiable, auquel aucune action ne répond, ce que demande toute émotion). Dans les périodes de calme, cette tension/pression sera relativement faible, par contre, dans les périodes de changement, d'interactions fortes avec les autres, alors elle sera puissante ...
Est-ce que cela te parle ?

Si tu deviens le témoin, par l'attention à, et l'immersion dans la conscience de, cette tension .. alors tu acquiers une forme de liberté ... Tu n'est déjà plus agité sans t'en rendre compte par un malaise que tu ignores ...
Cela ne guérit pas la souffrance immédiatement, instantanément.
Par contre, avec le temps, cette présence à cette tension, va faire émerger des significations, de l'intelligence, de la conscience sur cette tension et autour ...
Et tu, par la conscience, dénoueras les nœuds de cette souffrance ...
Mais il faut que tout le contenu de cette souffrance (les erreurs de pensées, de croyances, les émotions refoulées ou ignorées), re-fassent surface (et les erreurs corrigées) pour que la guérison soit complète ...

La liberté (la vraie, celle qui est "paix et joie") émerge de ce travail : approfondissement de la connexion à la conscience profonde, ET "ménage" des erreurs inconscientes, inscrites dans le fonctionnement psychologique, et traversée des émotions incomprises ou refoulées, en conscience ... Les deux de manière concomitante.

L'exemple est courant, de gens partis méditer des mois ou des années dans des lieux retirés, connexion à la conscience profonde, et qui, revenant "dans le monde", se rendent compte qu'ils n'ont pas réglé les problèmes inconscients ... et qui doivent reprendre un travail à ce niveau ...
D'autre part, ne faire que la deuxième partie du travail, finira par faire tourner en rond, si l'on ne fait pas aussi, la première ... Problème de certaines thérapies modernes, et des soins psychologiques purs en général ...

Considérations personnelles ! Dont j'espère qu'elles auront une utilité pour toi, ou d'autres !  jocolor

Bonne journée ! Roland. sourire
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Lun 24 Nov 2014, 18:31

Un grand merci pour ta reponse roland. Tu m'éclaires un peu plus. Un grand merci de prendre le temps. J'apprécie.  Tu est clair dans ce que tu ecris, et je ressens que tu a effectué un immense travail sur toi avant d'affirmer tout se qui est décrit ici. Je le ressens car ce que tu dis est verifiable si l'on sait être attentif a soi.
Tu me parles des émotions.  
Je suis conscient de toutes les émotions qui m'envahissent.  Mais effectivement, je ne me suis jamais arrêté très longtemps à les observer. Ce que je sais, c'est que lorsque je cherche à m'en détourner, l'émotion négative s'amplifie.
Si je reste face à elle simplement, elle s'estompe.
Je me demande si l'émotion n'est pas purement mécanique.  Elle apparaît toujour suite à la pensée. On dirait une machine en soit qui réagit aux observations, aux idées que l'on se fait de la vie.
S'il y a bien une chose que j'ai l'impression de ne pas être,  c'est l'émotion.  Se que je remarque aussi c'est que c'est cette chose aussi qui motive toutes mes actions et nouvelles pensées.  Elle fonctionne comme un stimulant.  Est ce que l'on se rejoint la dessus?
Il y a une question que je me pose: quelle est la différence entre "émotion" et "sentiment". Pourrions nous en discuter?

Bonne soirée.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Mar 25 Nov 2014, 21:15

Salut Pachyra,

J'améliore ce que j'ai écrit précédemment et souligne ce que ton expérience n'a pas perçu :
L'émotion est l'interface entre le corps et la pensée, elle est "du vivant", elle est facteur d'adaptation interne et externe, elle façonne et oriente les pensées, imaginations, etc. qui vont elles-mêmes créer, modifier l'émotion ressentie, elle est aussi message du corps, de la puissance et la vérité instinctive/intuitive qu'il contient. Et elle conditionne aussi, évidemment, la vie et la santé du corps.
Ton ressenti confirme une partie, seulement, de mon point de vue :
Pachyra a écrit:Elle apparaît toujour suite à la pensée. On dirait une machine en soit qui réagit aux observations, aux idées que l'on se fait de la vie.
Se que je remarque aussi c'est que c'est cette chose aussi qui motive toutes mes actions et nouvelles pensées.Elle fonctionne comme un stimulant.
Pour toi aussi, l'émotion est source de pensées et d'action, et évolue aussi en fonction des pensées, imagination, etc. (C'est évident, car pensées, images intérieures, provoquent et suscitent elle-même des réactions émotionnelles).

Différence entre émotion et sentiment ? Je ne m'attarderai pas là-dessus.
Émotions : peur, colère, tristesse, joie, état amoureux, honte, culpabilité, tout ce qui est clair, immédiat, simple.
Sentiment : plus profond, subtil, complexe, ex : l'amour inconditionnel du sage.
Mais si je veux parler des deux indifféremment, j'utilise le mot "émotion".

L'émotion (et le sentiment donc) a un sens, une valeur, une signification, pour soi et en regard de notre situation. Elle délivre une information, et pousse à une action, qui, si elle est juste, rétablit un équilibre.
Si nous sommes dans la confusion et les projections, l'émotion parle plus de notre histoire et de notre vécu, que du réel, de la situation.
Si nous sommes dans une grande conscience intérieure, elle est l'expression de nos valeurs profondes, elle est en quelque sorte "impersonnelle" et parle d'un déséquilibre de la situation extérieure ...

Il n'y a pas d'émotion "négative". Toute émotion en excès, ou en refoulement, devient "toxique". Toute émotion vécue "en pleine conscience" délivre un message, une signification, une énergie pour vivre et transformer une situation et soi-même ...

Quelques réflexions ! Cordialement. Roland.
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Mar 25 Nov 2014, 22:08

Salut roland

Il me semble entrevoir quelque chose.

Quand je vois une personne souffrir, je ressent de la compassion. Quand je me projette dans le futur car ma situation actuelle ne me plait pas, je ressent de la frustration.
L'émotion ne fait pas la distinction entre le réel et l'imaginaire. Elle ne fait pas la distinction entre faits réels et projections.

Elles opèrent toujours pour notre bien. C'est nous, en adoptant certains schémas de pensées qui les faisons apparaitre.
D'où vient cet attachement à ne pas ressentir nos émotions que l'ont jugent négatives? L'émotion n'est-elle pas un "moteur de vie"?
L'émotion n'aurait-elle pas une place saine uniquement lorsque nous sommes en lien avec le réel?
J'y vois un peu plus clair.
Je me demande si l'émotion ne serai pas un guide intérieur.
Je pense maintenant comprendre quelque chose.
L'émotion doit apparaitre de manière saine autrement dit elle doit émaner d'une perception du réel et non de la projection mental.
Elle ne distingue pas le vrai du faux, elle nous aide peu importe dans quel sens nous allons.
Donc une question me vient: Se peut il qu'il existe une vie où l'émotion ne puisse être que "saine" autrement dit, qu'elle voit juste, qu'elle émane uniquement de la perception direct du réel?
J'ai le sentiment que l'émotion n'est pas à sa place lorsqu'elle apparait suite à la pensée.
Puisque tous les individus sont différemment conditionnés, il est inévitable que la guerre explose aux 4 coins du globe. L'émotion apportant à chacun la force de mener nos quêtes "personnel".
Peut être que si les humains étaient tous alignés sur cette perception du réel alors le monde irait dans une direction "saine" et sans conflits?

Je me demande souvent pourquoi je suis autant compatissant. Alors qu'en même temps je suis profondément ancré dans mes pensées. Je peux a peine faire du mal à une mouche, à un ver de terre...C'est cela l'émotion tiré du réel? Le guide?

Il me semble que la compassion soit une émotion. Je suis compatissant depuis le plus jeune âge et pour moi cette émotion je ne l'invente pas. Je ne suis pas compatissant par idéologie. Je ressent se qui ne va pas chez les gens et les être malheureux. Comment se fait-il qu'il existe des gens qui ne ressentent pas cela? Chez ses gens, l'émotions émanant de leur mental recouvre t'elle totalement la compassion que nous ressentons lorsque nous ne sommes pas conditionnée a tel point qu'il y a une perte totale de sensibilité?

Suis je aussi en train de passer à coté de bon nombres d'émotions saine lorsque je suis constamment ancré dans la pensée?

Je dis "saine" pour dire "quand l'émotion à sa juste place".

Merci de m'avoir lu...

J'attend ta réponse avec impatience roland. Très bonne soirée.

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Mer 26 Nov 2014, 22:10

Bonjour Pachyra,

Il y a, dans ton propos, énormément de réflexions, de questions ... Cela part un peu dans tous les sens !

Après avoir été un peu ignorée, l'émotion devient soudainement le centre du monde (intérieur) !

Oui la compassion est une émotion, ou un sentiment, elle suppose l'empathie, et l'amour pour l'autre, le désir profond qu'il soit heureux, et le sentiment que notre amour lui apporte quelque chose.
L'empathie seule, tournée vers la souffrance d'autrui, devient destructrice, souffrance pour soi-même, parce que l'on se sent impuissant, et/ou obligation d'agir à son propre dépend pour réparer la souffrance d'un autre, dont on a besoin. D'où la nécessité, pour certaines personnes de s'en protéger. En tout état de cause, l'ancrage dans la pensée, peut être un moyen de contrebalancer les effets indésirables d'une compassion déséquilibrée ...

D'une certaine manière, mes propos précédents t'ont permis d'accéder à une compréhension/vision nouvelle, renouvelée, de toi-même et de ta vie intérieure ... Il faut laisser les choses se décanter !

Bien des choses sont intéressantes dans ce que tu dis, mais d'une certaines manière, les choses ne sont pas aussi simples que tu les conçois pour l'instant ... Il y a des profondeurs, et des dimensions qui n'ont pas encore été évoquées, et qui font que ta vision ne peut être que partielle, incomplète ...
Mais tenter d'en parler maintenant, n'aurait pas de sens. Il te faut cheminer avec tes réflexions, tes questions, explorer ton expérience intérieure autour de tout cela ...  Les choses viendront naturellement, avec ta propre évolution, et l'approfondissement de ta conscience et de ta compréhension ...

J'ai envie de te dire : Quelle question portes tu en toi, aujourd'hui, dont la réponse, et la mise en action, serait importante, vitale, pour que tu sois mieux dans ta peau, mieux dans ta vie (ou moins mal) ?

Se poser cette question, tenter d'y répondre, se mettre à l'écoute pour entendre ce qui est vraiment important pour nous, pour moi, c'est tenter d'être en contact avec la vérité de notre être, avec l'ici et maintenant de notre être au monde ... C'est ouvrir un espace à quelque chose qui transcende les pensées, les émotions, les sensations, l'intuition ... et qui, en même temps, les renouvelle, et nous éveille !

Il y a des tas de questions, de réflexions, de prises de conscience passionnantes ... mais si l'on veut progresser sans se perdre, il faut se centrer sur l'essentiel : l'ici et maintenant de ce qu'on ressent ... Toute question accessoire trouvera sa réponse, si elle est nécessaire au but essentiel !

Voilà ce que m'inspire tes propos ! Chaleureusement. Roland.
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Mer 26 Nov 2014, 22:56

Bonsoir roland!

Cette petite balade au beau milieu de la compréhension de l'émotion me révèle certaines vérités. Mais comme tu le dis, ma compréhension n'est pas complète. Cela fait des années que j'observe les humains et moi même, j'apprend beaucoup de choses et j'ai conscience que ma compréhension des chose est limité. Cela dit, dès lors que je découvre quelque chose, cela me retire un poids en plus. Il n'y a que lorsque l'on a pris conscience qu'une chose est un danger que l'on peut la contourner.
Mais oui ma compréhension est incomplète.

Tu me demande dalleur : Quelle question portes tu en toi, aujourd'hui, dont la réponse, et la mise en action, serait importante, vitale, pour que tu sois mieux dans ta peau, mieux dans ta vie (ou moins mal) ?

Justement je souhaite revenir au fait que ma compréhension est incomplète.

Une immense souffrance découle du fait que je sache que ma compréhension soit incomplète. Tous mes fais et gestes sont observés avec une grande conscience au cours de ma vie. J'observe mes réactions, mes envies, je vois aussi le désire que j'ai à observer cela ainsi que mon désir de liberté.
A chacune de mes réactions je ressent de la peur. Je ressent de la peur et un sentiment de doute à chaque fois que je prend conscience de la moindre de mes réactions car je sais que je suis incomplet, je sais que je "réagi". Je sais que mes réactions sont conditionnées et dès que je le remarque j'en souffre. J'ai le sentiment d'être purement mécanique. En gros, j'ai peur toute la journée peut importe en face quelle situation je me trouve.
Par exemple lors d'une simple discussion, lorsque j'échange un dialogue avec une personne je "réagit" à ce qu'elle me dit. Je lui répond ceci ou cela...Et vient la pensée "qu'Est-ce que j'en sais finalement?" "Je réagit à se qu'elle me dit mais Est-ce que je réagit sainement?"
Si je m'énerve, je m'énerve contre mon énervement, si je suis heureux car j'ai réussi a obtenir se que je voulais dans ma journée (bons rapport sociaux, bonne santé etc...) je me rappel à quel point je suis dépendant de mes désires et cela me dégoute.
Mais le plus dérangeant est que je ne sais pas se qui est bon pour moi et pour les autres. Auparavant je croyais savoir se qui était bon pour le monde et je disais "il faut être communiste, il faut se battre au travail pour avoir une bonne réputation, il faut avoir l'air impressionnant pour lutter contre les mauvais gens etc..." Mais je me rend compte de la bêtise de mes vieux raisonnement. Aujourd'hui je n'ai plus rien. Plus d'idéologie, je n'adhère à aucune croyance ou religion, je ne cherche plus la gloire, je n'ai plus besoin de qui que se soit pour me donner le sentiment d'être soutenue etc...Rien de tout cela libère.
Mes journée ressemble à un gros "doute-peur" puisque rien sur quoi s'accrocher. Je ne sais même plus moi même qui je suis réellement puisque qu'une grande par de qui j'étais avant à disparut.
Tu décris le risque à être plongé dans l'empathie et je crois qu'effectivement je baigne dans se désir profond de guérir le monde. Peut être que je veux guérir le monde pour moi même?!Peut-être que c'est ma peine que je veux guérir à travers la guérison du monde. Il y a peut être là une "focalisation" sur la peine du monde dans le but d'y remédier pour ne plus souffrir de cette peine que j'éprouve pour le monde.

Je répond donc à ta question : Est il possible de ne plus ressentir la haine de la cause de la souffrance, de mes propres schéma de pensée conditionnés? Est-il possible d'être en accord avec soi sans combat intérieur?

Je suis effectivement très divisé, très séparé de moi même. J'adopte a la fois une personnalité probablement car j'y trouve une sécurité et en même temps je la renie car je vois toute la souffrance que cela crée. Je suis en permanence en desacord avec moi même.

Tu me parle d'ancrage dans la pensée. Que me conseil tu a ce propos?

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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Jeu 27 Nov 2014, 22:03

Coucou Pachyra,

Je réponds brièvement ... ce soir, je suis vraiment fatigué !
Est il possible de ne plus ressentir la haine de la cause de la souffrance, de mes propres schéma de pensée conditionnés?
Oui, c'est possible !
Est-il possible d'être en accord avec soi sans combat intérieur?
C'est possible d'être en accord avec soi-même, mais cela nécessite une lutte ! Ce sont les réponses que je donne à mon petit niveau !

Ton propos soulève plusieurs questions.
Est-il possible d'avoir une compréhension complète ? La réponse est non, et pour tout le monde !
D'une certaine manière tu espères retrouver l'état de certitude antérieure ... Ce n'est pas possible.
A chacune de mes réactions je ressent de la peur. Je ressent de la peur et un sentiment de doute à chaque fois que je prend conscience de la moindre de mes réactions car je sais que je suis incomplet, je sais que je "réagi". Je sais que mes réactions sont conditionnées et dès que je le remarque j'en souffre. J'ai le sentiment d'être purement mécanique. En gros, j'ai peur toute la journée peut importe en face quelle situation je me trouve.
Peur à chacune de tes réactions ? Peur de quoi ? Le sais tu ?
Quel danger y-a-t-il à "ne pas savoir", à être imparfait, à douter ?
Non : Tu ne sais pas, ce n'est pas une véritable connaissance, c'est un savoir. C'est un JUGEMENT, ce sont DES jugements. C'est quelque chose que tu crois, suite à tes lectures.
Tes réactions sont ce qu'elles sont, conditionnées ou non. Il n'y a pas à les juger.
Il y a des sentiments de doute, une sensation de peur, cela il faut simplement l'observer.
Tu juges ce que tu constates à l'intérieur de toi, à partir d'un idéal et d'une perfection impossible à tenir pour quiconque ...
Tu as le sentiment d'être mécanique ... C'est un sentiment, c'est tout, es-tu réellement "mécanique" ? ? ? C'est idiot, et c'est un jugement, basée sur des lectures, et sur un sentiment qui n'est pas mécanique.
Ce qui te blesse, c'est le jugement.
Tu t'énerves de t'énerver ? Ok, c'est comme ça. Arrêtes si tu peux, c'est mieux, sinon c'est ok. Regarde cela, l'énervement de ton énervement, paisiblement.

Accepte de ne pas savoir "ce qui est vraiment bien pour les autres et pour toi-même". Honnêtement : c'est le début de la sagesse. Tant de gens croient le savoir, et imposent autour d'eux des diktats qui détruisent, malgré les meilleures intentions.  
Concrètement ? Fais de ton mieux, avec ce que tu sens, connais et comprends maintenant ... Tu n'es pas sûr ? C'est normal ... Ne juge pas. Observe et réfléchit. N'attend pas de réponse immédiate, laisse venir, à partir de ton propre ressenti et de l'évolution des autres et de toi-même ...

La vraie connaissance n'est pas un savoir, elle résulte d'une expérience, liée à une intelligence, connectée à l'amour. Laisse venir !

Mon conseil : sert toi de ta pensée, pour te rappeler à toi-même 1 - que ce que tu penses, n'est pas la réalité, 2 - que ce que tu ressens, n'est pas une vérité, mais un ressenti 3 - que les jugements et les faits, sont deux choses différentes. 4 - que le doute et la peur sont permis 5 - que ta situation a du sens, que la conscience englobe tout, que la vraie confiance, l'intelligence, la connaissance naissent quand on rencontre et qu'on traverse les doutes, l'ignorance, les erreurs, la peur ... !

Ma réponse est imparfaite ! Ma compréhension est incomplète ! Je n'ai aucune certitude absolue, que ce que j'exprime soit réellement juste, et bon pour toi. Juste une confiance raisonnable, appuyée sur de l'expérience, des connaissances, de nombreux doutes, questionnements, souffrances, erreurs, traversées ...

Nobody's perfect ! Personne n'est parfait ! Very Happy

Bonne soirée ! Roland ! Wink
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Jeu 27 Nov 2014, 22:36

Merci à toi roland. Je vais méditer sur tes paroles. Je crois que c'est exactement se que je voulais entendre. Peut-être ai-je un grand manque de confiance en moi à tel point que je doute trop de mes facultés. Mais ce que tu décrit est la voie que je souhaite le plus suivre.
Il n'est pas rare que je me fasse une réflexion, que j'obtienne une réponse à une question et que je réalise que cette même réponse apparait dans certaines de mes lectures chez nombreux auteurs.
Mais je doute tellement de moi que j'ai besoin d'entendre quelqu'un me confirmer ma vision.
Concernant mes lectures oui, je tend vers un idéal, je tente de m'évader dans un éventuel éveil futur. J'avais dalleur ouvert un poste "l'idée de l'eveil n'est-elle pas un frein pour l'eveil" (ou quelque chose comme ca...) Car à l'époque il me semblait bien que le simple désire de tendre vers quelque chose est une forme de déni de soi. Se qui mène à la souffrance. Il y a conflit entre se qui est et se qui devrait être.

Merci pour tout tes bons conseils Roland et d'avoir pris le temps de répondre à mes interrogations.

Surprised




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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par *Roland* le Ven 28 Nov 2014, 08:15

De rien Pachyra !  jump  papillon

C'était un exercice, une pratique, un travail ... difficile et intéressant !  king

Et je sais que la graine est bien au chaud, dans de la bonne terre ! Wink
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Re: Déconditionné, mais toujours pas libre

Message par Pachyra le Lun 01 Déc 2014, 20:23

Bonsoir à tous!

Comment allez vous?

Me revoilà pour encore et toujours avec de nouvelles interrogations. Surprised

Aujourd'hui je me demande certaines choses et j'espère que vous pourrez m'éclairer sur le sujet.

J'ai réalisé qu'une lutte contre mes peurs, contre mes craintes était quelque chose d'absurde puisque je mène un combat contre moi même (voir commentaires plus haut).

Roland m'a ouvert les yeux sur le fait que l'émotion prend vie aussi bien au contact de la réalité qu'au contact de nos pensées, de nos projection ainsi qu'aux précédentes émotions...(commentaires plus haut).

Je veux la liberté, et cette liberté est pour moi synonyme de "non peine, non chagrin, non peur etc..." toutes ses émotions que l'on nomme assez facilement de "négatives". Mais Est-ce que cela existe réellement? Une vie même des plus saine est-elle totalement démunie de chagrin, de peine?

Voici ma question: Quoi d'autre que l'empathie, le chagrin, la peur de voir l'autre souffrir permet d'aider autrui?

On me répondra peut être "l'amour".

Mais quel lien y a t'il entre l'amour et toutes ses émotions? Aimer et ressentir de la tristesse est-il incompatible?

Selon ma vision, je ne peux aider personne tant que je ne suis pas motivé par une émotion. Je vois la misère du monde. Je vois la confusion, les guerre à petite ou grande échelle, les multiples conflits familiaux, au travail etc...Mais quoi d'autre que la peur et le chagrin (de voir cela) pourrait me motiver à aider se monde?
Ses émotion que l'ont nomme "négatives" n'ont-elles pas leur juste place dans se cas là?
Cette souffrance que je ressent en voyant la souffrance que provoque l'égoïsme dans le monde est la seul chose qui me motive et elle n'est pas le fruit (du moins de croit) d'un désir de sécurité personnelle.
Il me semble que là ou il y a désire de sécurité personnelle, il y a projection. Mais lorsque l'on est face à la souffrance du monde, ou se trouve la projection? Ou est l'égo à se moment là? Se qui est ressentit Est-ce une émotion lié à une projection mental ou bien d'un "fait" réel?
Ne vaut-il pas la peine de ressentir de la tristesse? Cela peut aider l'empathie non? Puis-je venir en aide si je ne suis pas sensible à la personne que j'ai en face de moi? Autrement dit que j'éprouve de la peine pour elle.

La haine, la peur, la honte, le chagrin peuvent-il avoir une juste et une mauvaise place dans notre société? Il me semble que ses émotions peuvent avoir une juste place tant qu'elles ne sont pas issu de projections mental et que de là peut naitre une action juste.

C'est encore un peu flou, j'espère ne pas m'égarer.

La liberté ne serait-elle pas plutôt "ne pas avoir peur de la peur, ne plus être triste de la tristesse...?

Roland, je suis toujours preneur, si tu a des choses à partager.  Razz

Bonne soirée à tout le monde, amusez vous bien.

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